Partager l'article ! Quand je vous dis que c’est passionnant d’être à Diébougou, croyez-moi, c’est vraiment passionnant !: Hier après midi j’ai parcouru p ...
Pour que les femmes de Diébougou aient leur maison du karité.
Blog de Michael MBENZE, chargé de mission de l'association FcB.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Hier après midi j’ai parcouru près de 90 km à moto. Je me
suis rendu à Dano une commune voisine de Diébougou. Jamais je n’avais effectué une aussi longue distance à moto et sous une pluie aussi orageuse. Je vous explique… Alors qu’on venait de boucler
une petite rencontre d’information à la mairie, Mamadou Kouyaté, le responsable environnement de la ville me proposait d’aller visiter un chantier sur lequel il travaille à DANO, à 42 km de
Diébougou. Il s’agit d’un projet financé par une organisation allemande, projet de la protection des forêts du sud-ouest du Burkina Faso. Puisqu’il avait son matériel à l’arrière de sa moto, je
ne pouvais pas monté avec lui. J’ai donc été obligé de prendre la moto que la mairie avait gracieusement mise à ma disposition. Nous avons parcouru en allant près de 45 km avant d’arriver au lieu
du chantier. Après quelques manipulations avec ses appareils et des consignes auprès de ses employés, Mamadou Kouyaté et moi avions repris le chemin du retour vers Diébougou. Il était alors 18h
et les premières ombres de nuages qui annonçaient la pluie se dessinaient dans le ciel. 10 km plus loin, la pluie se mit à battre à grosses goutes. On ne pouvait pas s’arrêter car là où nous
étions il n y avait aucun abri sinon quelques arbres éparpillés dans la nature. Lorsque nous eûmes atteint le premier village après DANO nous étions déjà assez mouillés qu’il n’était plus utile
de s’abriter, alors nous avons continué. Comment vous expliquer ce sentiment de liberté, comment mettre les mots là où il y a des images sans lumière…tout simplement indescriptible. Enfin, je
peux essayer de vous le décrire mais ça ne rendra jamais la même sensation : à ciel ouvert, les arbres défiles, le son de la pluie qui tombe sur le sol, l’odeur enivrante de la poussière qui
remonte, les goutes d’eau qui fendent sur mon front et coulent sur mes lèvres, le vent qui siffle (ou chuchote) dans mes oreilles, la moto qui roule comme si je planais dans l’air, etc… Vous
voyez bien que cela n’a pas suffit à vous faire ressentir ce que j’ai ressenti…croyez-moi, c’est vraiment passionnant d’être à Diébougou ! Votre ami, Michael Mbenze